CNRD. Visite du Mont Valérien. 23 février 2017

par Fabrice Angevin

Avec le soutien du Souvenir Français et de l’UNC (Union Nationale des Combattants) les élèves ont visité le Mémorial de la France combattante au Mont Valérien le jeudi 23 février.

Lila et Neige témoignent de cette visite.

Lila : "Ce jeudi 23 février nous nous sommes rendus, avec les classes de troisièmes en option CNRD, au Mont-Valérien. Nous y sommes allés en bus.
Nous sommes arrivés sur le parking, avenue du Professeur Léon Bernard. Le Mont-Valérien est situé en face de la place de l’abbé Stock, à Suresnes (Hauts-de-Seine).
Cette place est assez spécifique car elle est exposée sous la forme de la croix de Lorraine, ici très symbolique.
Nous avons alors retrouvé la guide qui devait se charger de nous.
Nous avons donc entamé la visite en commençant par le Mémorial de la France combattante. Nous nous sommes dans un premier temps concentrés sur les hauts-reliefs. Réalisés par seize sculpteurs différents disposés en deux groupes de huit, de part et d’autre de la croix de Lorraine (vus de gauche à droite).
La plupart de ces hauts-reliefs représentent des batailles ou des dates célèbres lors de la Seconde Guerre mondiale.
Nous sommes ensuite entrés dans la crypte du Mémorial, contenant 17 caveaux accueillant les corps de 16 combattants.
Ce qui est intéressant dans l’établissement de la construction du Mont-Valérien est en premier lieu la place de l’abbé Stock, qui est sous forme de la croix de Lorraine.
Mais surtout le fait que la croix de Lorraine à l’entrée de la crypte soit construite en alignement avec la place de l’abbé Stock, qui est elle-même en alignement avec la flamme devant la crypte et la flamme située à l’intérieur de celle-ci.
Le Mont-Valérien est un lieu de culte médiéval devenu forteresse militaire au cours du XIXème siècle, il a été le principal lieu d’exécution de résistants et d’otages en France par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
Nous nous sommes rendus à la chapelle des fusillés qui remonte à 1828 : certains condamnés vont alors graver des messages dans la pierre, des « graffitis », transférant souvent des messages d’[espoir] tels que des « Vive la France ! ».
Nous nous sommes intéressés au monument en hommage aux fusillés du Mont-Valérien œuvre de l’architecte Pascal Convert. L’œuvre est constituée d’une pièce de bronze en forme de moule de cloche d’une hauteur supérieure à 2 mètres et d’un diamètre dans les alentours de 2 mètres également.
Et finalement nous avons mis en place une petite cérémonie au cours de laquelle des élèves ont déposés cinq gerbes sur une stelle en pierre. Nous avons ensuite fait une minute de silence en hommage aux fusillés sur ces lieux puis nous avons chanté l’hymne national français, la Marseillaise.
Nous avons alors quitté le Mont-Valérien, qui fut une très belle visite."

Neige : "Nous sommes allés devant la flamme de la résistance où est écrite la phrase « quoi qu’il arrive la flamme de la résistance ne s’éteindra pas ». Elle se trouve devant la croix de Lorraine au pied de la forteresse du mont Valérien. Sur la façade de la forteresse se trouve seize sculptures en relief. La guide nous a expliqués que tous les ans, le 18 juin, la chancellerie de l’ordre de la Libération y organise une cérémonie de commémoration de l’appel du général de Gaulle. Puis nous sommes rentrés dans le Mémorial où se trouvait une crypte dans laquelle reposent seize cercueils contenant les dépouilles de combattants de l’armée régulière et de l’armée des ombres, symbolisant les différentes formes des combats pour la libération de la France. Au centre une sculpture contient les cendres de déportés inconnus... Ensuite nous sommes sortis pour faire le « parcours du fusillé » ce qui m’a donné des frissons, le fait de faire le même chemin que ces hommes qui marchaient vers leur mort…
Nous avons fait un tour dans l’ancienne écurie qui était aménagée avec des murs couverts de lettre de résistants à leurs familles. Ce sont des lettres écrites quelque heures avant leurs exécutions, dans lesquelles ils racontent qu’ils vont mourir mais que ce n’est pas grave puisqu’ils mourront en résistant . Nous sommes ensuite allés en face, dans une chapelle où les condamnés étaient enfermés avant d’être fusillés. On peut encore y voir des graffitis faits par les résistants afin de laisser une trace ; on a pu identifier certaines des personnes ayant marqués leurs noms sur le mur. Puis la guide nous a parlé du monument en bronze en forme de cloche où sont gravés les noms des fusillés dans l’ordre chronologique de leurs exécutions. Pour finir la visite nous avons emprunté un chemin qui menait à la clairière des fusillés. On peux encore visualiser l’endroit où étaient les piquets d’exécution. Au centre il y a une dalle dans laquelle est gravée la phrase « Ici de 1940 à 1944 tombèrent plus de 4 500 résistants fusillés par l’ennemi pour leur indomptable foi dans les destins de leur pays »"