CNRD. Visite du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien.

par Fabrice Angevin

Vendredi 22 janvier les élèves ont pu se rendre sur le site du Mont Valérien à Suresnes en compagnie de M. Zann du Souvenir Français et de M. Moschini de l’UNC. Ils ont été accueillis sur place par M. Faber, président de l’association Mémoires du Mont-Valérien qui les a accompagnés tout au long de la visite.
Le parcours a commencé par l’explication des différents hauts-reliefs et symboles associés au Mémorial de la France combattante inauguré par lé général de Gaulle le 18 juin 1960. Il s’est poursuivi par l’itinéraire des fusillés du Mont Valérien (plus de 1000 hommes y furent fusillés pendant la période de l’Occupation nazie) jusqu’à la clairière où les élèves ont pu rendre un émouvant hommage aux victimes de la répression nazie.
Enfin ils ont eu la chance de découvrir le cimetière militaire américain de Suresnes qui associe des victimes de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont pu participer à la descente des drapeaux américain et français qui flottent pendant la journée.

A propos de cette visite quelques mots des élèves :

Candice R. : "Ce qui m’a frappé en arrivant au Mont Valérien c’est le côté solennel du lieu où l’on ressent une grande et forte émotion. J’ai été impressionnée par le silence de ce lieu de mémoire.
La grande esplanade dominée par la Croix de Lorraine et la flamme en souvenir des résistants contribuaient à nous faire ressentir de fortes émotions.
Lorsque cinq de mes camarades se sont positionnés à l’emplacement des poteaux d’exécution dans la clairière cela m’a fait ressentir le drame qui s’est déroulé au même emplacement des années auparavant.
Il y avait également des lettres que les otages avaient envoyés à leur famille ou ami avant qu’ils soient exécutés. Quand je les ai lu, ça m’a fait prendre conscience que ces gens étaient vraiment des êtres humains alors que le régime nazi les considérait comme des sous-hommes.
Le froid et la pluie contribuaient à accentuer le côté pesant du lieu.
"

Jeanne L. : "Nous nous sommes rendus au Mont Valérien, haut lieu de Mémoire. Cette sortie fut très enrichissante grâce à une visite guidée particulièrement complète. Nous avons tous ensemble, dans le respect du silence, emprunté le chemin des fusillés. Notre parcours a débuté à la chapelle, lieu où pouvaient se recueillir pour la dernière fois les condamnés à mort. On peut encore déchiffrer leurs derniers messages et voir les poteaux d’exécution. C’est une fois arrivés à la clairière, lieu d’exécution, que nous avons rendu hommage, lors d’une petite cérémonie très solennelle, à tous ces fusillés morts pour la France en chantant notre hymne National : la Marseillaise."

Clarisse G. : "Nous empruntons maintenant le sentier qui mène à la clairière, ce sentier mortuaire, celui de la descente aux enfers pour ces résistants et otages.
Je les imagine, descendre pas à pas ce chemin de graviers, puis se retrouver face à une troupe de soldats allemands, cinq fois plus nombreux qu’eux, prêt à tirer. Le froid accable leurs dernières minutes de vie, pour clore leurs souffrances. Là, sous leurs yeux, sont dressés cinq poteaux d’exécution. Un « boche » les agrippe, et les accroche un à un sur les poutres de bois souillées de sang et d’impacts de balle. Combien sont déjà passés par là…
"

Léa T. : "En allant pour le première fois au Mont Valérien, j’ai eu l’impression de marcher dans les pas des détenus et des otages. Bien sûr je ne pourrais jamais savoir ce qu’ils ont vraiment enduré.
Tout au long de la visite, j’ai entendu que les fusillés n’avait pas peur, ils ne regrettaient pas le choix qu’ils avaient fait et les règles qu’ils ont préféré ignorer.
Je suis reconnaissante à toutes les personnes qui sont mortes sur le Mont Valérien car ils nous ont offert une liberté qu’ils n’auront jamais.
Ils ne doivent jamais être oubliés.
Ils ont fait ce qu’il leur semblait juste.
"

Pauline J. : "J’avais déjà eu l’occasion d’aller au Mont Valérien il y a quelques années, mais j’ai à nouveau été très touchée.
J’ai été très émue par toutes les lettres écrites par les exécutés notamment par celles de certains jeunes de 17-18 ans qui écrivaient à leur famille.
Le moment où nous avons chanté la Marseillaise en mémoire des fusillés m’a également marquée.
"

Nicolas S. : "Cette sortie a été très enrichissante. J’étais déjà allé à l’exposition du Mont Valérien mais je n’avais pas lu les lettres des prisonniers : elles sont très touchantes, mais aussi très dures.
J’ai pu me placer devant les pelotons d’exécutions et rendre alors hommage aux victimes. J’ai aimé vivre ce moment solennel où nous chantions la Marseillaise. Le passage au cimetière américain a été très impressionnant, j’ai été très ému de voir autant de tombes. J’ai de plus apprécié le spectacle de la relève des drapeaux.
"

Adèle P. : "J’ai été très heureuse de redécouvrir le Mont Valérien, je l’avais déjà visité en CM2 avec ma classe. Cette deuxième visite m’a permis de mieux comprendre la visite et le site du Mont Valérien. Je n’ai donc plus le même regard sur ce lieu de mémoire qu’au par avant. J’ai aimé la mémoire que l’on m’a transmise durant cette après midi. Avoir été sur ce lieu de mémoire m’a aidé à « absorber » ce que l’on m’a transmis."

Marie-Anaïs V. : "J’ai découvert ce lieu discret qui servait pour l’exécution des résistants et otages transportés depuis les prisons et camps de la région parisienne.
Le fait de me dire que j’ai suivi le chemin de ceux qui allaient être fusillés, me fait froid dans le dos !
Ils ont sauvé notre liberté !
Je serai toujours reconnaissante et admirerai infiniment leur courage !
A ces résistants, qui ont résisté jusqu’à la mort pour la liberté ! Pour notre liberté !
"

http://www.mont-valerien.fr/
http://www.memoires-mont-valerien.fr/clic-premium-site-web/
http://americancenterfrance.org/front/index.php?lvlid=126&dsgtypid=10&artid=121&pos=5

Les photographies sont l’œuvre d’Adèle P.