Les 310-311 en visite à la mine de Lewarde et au mémorial Notre-Dame-de-Lorette

(actualisé le ) par Nicolas Prévost

Les deux classes de 310 et 311 sont allées ce jeudi 7 mai 2015 à la découverte de deux sites historiques importants dans la région Nord-Pas-de-Calais : le centre historique minier de Lewarde et la nécropole militaire nationale de Notre-Dame-de-Lorette.

La journée a commencé au centre historique minier situé dans la petite ville de Lewarde. Ce grand musée, inauguré en 1984 dans une ancienne mine, a pour objectif de perpétuer la mémoire des mineurs de fond et de rappeler leurs conditions de vie et de travail. La visite se compose d’un passage accompagné d’un guide dans une galerie minière pour comprendre comment travaillaient ces hommes, puis de différentes salles d’exposition.

L’après-midi, la visite s’est poursuivie en direction de Notre-Dame-de-Lorette, sur la commune d’Ablain-Saint-Nazaire dans le Pas-de-Calais. D’octobre 1914 à octobre 1915, dans le cadre de la Bataille d’Artois, la colline de Lorette est l’objet d’une lutte sans merci entre l’armée française et l’armée allemande.

La nécropole Notre-Dame-de-Lorette est le plus grand cimetière militaire français : 43.000 soldats français y reposent, dans 20.000 tombes nominatives et dans 7 ossuaires dont 6 portent chacun le nom d’un maréchal de la Grande Guerre (Fayolle, Franchet d’Espèrey, Joffre, Lyautey, Pétain, Barbot, Foch).

Attenant à la nécropole, les élèves ont pu d’abord visiter le « musée vivant 14-18 », qui expose de nombreux objets, documents et uniformes militaires avec des animations audios, et qui reconstitue à l’extérieur un champ de bataille avec les différentes tranchées.

Ils se sont ensuite dirigés vers la Tour Lanterne. Cette tour, dont la première pierre a été posée le 19 juin 1921 par le Maréchal Pétain, a reçu la bénédiction le 21 mai 1922 de Monseigneur Ceretti, représentant du pape Pie XI en France, en présence du Maréchal Foch et d’une foule de 30.000 personnes, puis elle a été inaugurée le 2 août 1925 par le Président du Conseil Paul Painlevé. Cette tour, haute de 52 mètres, se compose d’une chapelle ardente contenant 32 cercueils, dont un soldats inconnu de la deuxième guerre mondiale, un soldat inconnu de la guerre d’Algérie, un soldat inconnu de la guerre d’Indochine et des cendres d’un déporté dans un camp de concentration. Elle est dédiée à toutes les victimes des conflits contemporains.

Après un passage autour de différentes sépultures, les élèves ont pu ensuite visiter la basilique-chapelle qui se trouve en plein centre de la nécropole. Cette basilique a été construite de 1923 à 1931 par l’architecte lillois Louis Marie Cordonnier, qui a également réalisé en Normandie la basilique Sainte-Thérèse à Lisieux. Elle est de style romano-byzantin avec une coupole qui culmine à 34 mètres de haut. Les murs intérieurs sont recouverts de multiples plaques de marbre mises par les familles et les régiments. Les vitraux sont nombreux et représentent des personnages et des saints importants pour l’histoire de France (Saint Louis, Philippe-Auguste, Sainte Clotilde, Charles Martel, Godefroy de Bouillon, Jeanne d’Arc...). Le vitrail situé à gauche du transept est dédié à la « France combattante » et celui à droite du transept à la « France triomphante », il rappelle quatre lieux de bataille de résistance opiniâtre des Français pendant le conflit (Marne, Verdun, Somme et Champagne). A droite de la nef, une croix de bois et quelques objets rappellent le souvenir de Louise de Bettignies (1880-1918), qui a activement renseigné les armées alliées pendant la Première guerre mondiale et qui est morte en captivité en Allemagne, elle a été décorée de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre avec palme.

Un arrêté du 20 mars 2014 pris le ministère de la Défense a fait de Notre-Dame-de-Lorette un « haut lieu de la mémoire nationale pour les conflits contemporains » depuis la guerre de 1870, et le 11 novembre 2014, le président de la république a inauguré l’anneau de la mémoire, qui dresse une liste de 579.606 soldats français, allemands et britanniques morts pendant la bataille d’Artois. Notre visite de ce 7 mai s’est terminée à l’intérieur de cet impressionnant anneau de 345 mètres de périmètre, où nos élèves ont pu parfois retrouver le nom de certains de leurs ancêtres « poilus ».

Merci à tous de votre participation active lors de cette journée, et n’oubliez pas pour le prochain cours d’histoire de terminer le questionnaire afin que nous puissions en faire ensemble la correction.

M. Prévost

PS : Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site très complet de l’association du monument de Notre-Dame-de-Lorette en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://association-du-monument-de-notre-dame-de-lorette.e-monsite.com/