Marlow, sortie franco-anglaise à Compiègne

(actualisé le ) par Nicolas Prévost

Vendredi dernier, nos élèves de 401-402 ont retrouvé avec plaisir leurs correspondants anglais de Marlow. Aujourd’hui, lundi 16 juin 2014, nous avons tous ensemble passé la journée à Compiègne sur le thème de l’histoire.

Château de Compiègne

Nous avons d’abord visité le château de Compiègne, dont l’origine est très ancienne et qui a été entièrement reconstruit sous le roi Louis XV dans un style classique par le célèbre architecte Jacques-Ange Gabriel. Ce château était depuis le moyen âge très important pour les rois de France car il était notamment l’étape obligée lors du sacre des rois à Reims, à l’aller comme au retour. Ce tradition s’est maintenue jusqu’au sacre de Charles X le 29 mai 1825. Le château a aussi été particulièrement transformé lors du Première Empire (1804-1815) puis souvent visité par l’empereur Napoléon III (1852-1870), son épouse Eugénie et leur fils, le prince Louis-Napoléon, qui trouvera la mort lors d’un combat en Afrique du Sud sous l’uniforme anglais le 1er juin 1879. On peut voir dans plusieurs pièces le « N » de Napoléon ainsi que l’abeille, un des emblèmes de la famille Bonaparte.

La voiture « La Jamais Contente »

Dans le château, nous avons également visité le musée de la voiture, un musée inauguré en 1927. On peut y voir différents moyens de locomotion, de l’attelage au traineau, du premier vélo jusqu’à « La Jamais Contente », le premier véhicule automobile à dépasser les 100 km/h à Achères, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye, c’était le 29 avril 1899.

Après un agréable pique-nique sous un beau soleil dans le parc de Compiègne, nous nous sommes ensuite rendus en forêt dans la Clairière de l’armistice.

Clairière de l’armistice

C’est dans cette clairière, qui se trouve bien sur le territoire de la commune de Compiègne et non de celle de Rethondes comme on le dit parfois, que le 11 novembre 1918 a été signé l’armistice mettant fin à la Première guerre mondiale. Deux trains se faisaient alors face, un avec les plénipotentiaires allemands et l’autre avec les plénipotentiaires français et alliés. Pour l’armée française, c’est le maréchal Foch qui a signé l’armistice. Son impressionnante statue domine toujours les lieux. L’ensemble a été entièrement saccagé sur ordre personnel d’Hitler pendant la Seconde guerre mondiale, puis reconstitué à partir de 1945. Le wagon original, détruit à Berlin en avril 1945, a été remplacé par un wagon identique d’époque.

La statue du Maréchal Foch

Nous avons pu, dans le cadre d’un atelier, manipuler différentes armes et uniformes d’époque. Les fusils, notamment, nous ont paru particulièrement lourds, de même que les uniformes. Puis nous avons visité le wagon, qui est abrité dans un petit bâtiment, avec de nombreux objets rappelant cette signature tant attendue qui a mis fin à la « Grande Guerre ».

Les « Poilus » des temps modernes
Bâtiment du Wagon de l’armistice

La Clairière de l’armistice est aujourd’hui un endroit dédié à la paix et elle est parcourue par beaucoup de visiteurs venant de nombreux pays.