Sur la trace des soldats Marlychois morts pour la France pendant la Grande Guerre

(actualisé le ) par Nicolas Prévost

Dans le cadre de notre atelier de généalogie, nous avons eu le plaisir de recevoir au collège ce jeudi 13 mars 2014 la visite de MM Benoît Faure, Claude Menesguen et Claude Aubart. Ces trois membres de l’association historique du Vieux-Marly ont évoqué devant nos élèves le monument aux morts de Marly-le-Roi et les Marlychois morts pour la France pendant la Première guerre mondiale.

Ils nous ont ainsi notamment appris que sur les 96 noms que compte le monument aux morts situé à l’entrée du cimetière Bouilhet, 85 ont pu actuellement être formellement identifiés. L’inscription au monument se produit quand le soldat, à qui est attribué la mention « Mort pour la France », est né ou domicilié légalement dans la commune, mais les municipalités ont appliqué cette règle avec souvent une grande souplesse et certains soldats pouvaient n’avoir qu’un rapport lointain avec la commune.

C’est l’infanterie qui a subi les plus lourdes pertes avec 75 % des morts, puis l’artillerie et le génie. La majorité des décès ont bien sûr eu lieu dans le Nord et l’Est de la France mais certains « Poilus » de notre ville sont aussi morts en Belgique, en Grèce, en Allemagne et en Macédoine serbe. Le Marlychois le plus jeune mort pour la France est Gaston Chaquin (1896-1916), mort à l’âge de 20 ans, le plus âgé étant Alfred Cailleux (1875-1919), mort à l’âge de 44 ans. On remarque aussi des drames familiaux avec des familles ayant perdu plusieurs enfants tels les frères René (1889-1918) et Eugène Lancelin (1895-1915), ou Lucien (1889-1914) et Pierre Bourdon (1891-1915).

Sur le monument, on peut en outre voir le nom de Jacques Blumenthal (1890-1915), fils du bienfaiteur de la commune Willy Blumenthal (ancien propriétaire du domaine du Val-Flory) qui a donné son nom à une des rues de Marly. On y voit aussi le nom de Louis Yvert (1882-1914), conseiller municipal de la commune de Marly avant de partir au front, et qui a également donné son nom à une rue de la ville.

À Marly-le-Roi, c’est la classe d’âge 1895 qui a le plus souffert : 4 hommes sur 15 nés à Marly-le-Roi ont disparu. La journée la plus meurtrière de la guerre (et même la journée la plus meurtrière de toute l’histoire de France) est celle du 22 août 1914 avec 27.000 soldats français tués dans les Ardennes belges, dont 4 soldats marlychois : Henri Berneront (1888-1914), Georges Camus (1890-1914), Eugène Philippe (1888-1914) et Eugène Yvan (1890-1914).

On peut également trouver une autre plaque du souvenir, avec une liste quasiment identique de soldats marlychois morts pour la France, dans l’église Saint-Vigor près du baptistère.

Un très grand merci à l’association historique du Vieux-Marly pour toutes ces explications.